Jeudi 15 août

Après un petit déjeuner convivial, nous passons à l’association des femmes de Lomerio, suite à l’invitation de la présidente, Josefa, rencontrée la veille, lors de la soirée culturelle. Nous visitons l’atelier de couture et admirons la qualité des hamacs, sacs et autres objets tissés localement. Nous nous rendons ensuite dans le village voisin, Puquio, où nous avons rendez-vous avec le responsable de l’organisation indigène locale, la CICOL, Centrale Indigène des Communautés Originaires de Lomerio. La CICOL est aujourd’hui titulaire des droits de propriété sur les 250.000 hectares où vivent les 7.000 habitants de ces communautés. Nous sentons à la fois la fierté d’avoir obtenu ces droits et la frustration générée par tous les obstacles bureaucratiques qui empêchent la CICOL et ses membres de réaliser leurs projets.

Ces deux rendez-vous improvisés, très intéressants, nous ont mis en retard sur notre programme alors que nous avons une longue route à faire jusqu’à notre prochaine destination. Osvaldo nous propose de faire ce trajet, de cinq heures, sans faire de pause pour le repas de midi. Nous acceptons sans problème, car les repas servis à Lomerio, tout en étant délicieux, étaient très copieux !

Il est 17 heures lorsque nous arrivons à Chochis, un lieu de pèlerinage situé au pied d’un grand piton rocheux, un site magnifique et grandiose. La lumière du soleil couchant met en valeur les nombreuses sculptures en bois qui nous émerveillent par leur qualité et le soin apporté aux détails. Nous escaladons une partie du piton et, de là, découvrons une vue superbe sur la vallée. Mais au loin apparaît une lumière rouge, celle des incendies de forêt qui se multiplient, suite à des brûlis mal contrôlés. Cette technique de « nettoyage » des cultures, traditionnelle, est aujourd’hui pratiquée à large échelle et est une des principales causes de la déforestation. La route qui nous mène à Roboré, où nous soupons enfin, traverse une vaste zone incendiée.

Il est 21 heures lorsque nous arrivons à Aguascalientes, un site d’eaux thermales, la plus grande source d’eau chaude de Bolivie. Nous installons nos tentes dans le camping puis nous allons nous baigner dans une eau à 40°C, qui nous fait beaucoup de bien après ce long trajet en voiture. Ici et là, l’eau bouillonne, elle surgit du sable : il n’est pas conseillé de s’en approcher, car on s’y enfonce comme dans des sables mouvants… Notre sommeil sera ponctué par le passage des longs trains de marchandises qui viennent du Brésil, la voie de chemin de fer est juste à côté du camping.

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